Catéchèse pour les jeunes adultes
Troisième partie


LA REPONSE DE L’HOMME A DIEU

  1. JE CROIS

  2. «La foi est une adhésion personnelle de l’homme tout entier à Dieu qui se révèle. Cela comprend une adhésion de l’intelligence et de la volonté à la Révélation que Dieu a faite de lui-même au moyen de ses œuvres et de ses paroles.
    «Croire comporte donc une double référence, à la personne et à la vérité, à la vérité en raison de la confiance due à la personne qui l’atteste.
    Nous devons ne croire en aucun autre qui ne soit Dieu, Père, Fils et Esprit Saint.
    La foi est un don surnaturel donné par Dieu. Pour croire, l’homme a besoin des secours intérieurs de l’Esprit Saint.
    «Croire» est un acte humain, conscient et libre, qui correspond à la dignité de la personne humaine.
    «Croire» est acte ecclésial. La foi de l’Église précède, engendre, conduit et alimente notre foi. L’Église est la mère de tous les croyants. «Personne ne peut avoir Dieu pour Père, s’il n’a pas l’Église pour Mère» (Saint Cyprien de Carthage).

  3. NOUS CROYONS

  4. «Nous croyons à tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu écrite ou transmise et que l’Église propose à croire comme divinement révélé »(27).
    La foi est nécessaire au salut ! Le Seigneur lui-même l’affirme : «Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé. Celui qui ne croira pas sera condamné.» (Mc 16,16)
    «La foi est un goût anticipé de la connaissance qui nous rendra bienheureux dans la vie future» (29) (Saint Thomas d’Aquin).

  5. LES JEUNES ET LA FOI

  6. «Chercher la vérité, la découvrir et se réjouir de l’avoir rencontrée est une des joies les plus passionnantes de toute la vie» a dit un jour Jean Paul II aux jeunes. Aussi, celui qui poursuit la quête de la vérité chemine dans la découverte de Dieu qui est la Vérité éternelle, et pour cela, tout jeune qui recherche Dieu s’embarque dans une passionnante aventure : «Découvrir Dieu, découvrir l’Évangile et découvrir le Sauveur est certainement, je puis vous l’assurer, une aventure merveilleuse» (30). La grande aventure c’est de connaître Jésus Christ.

    «Une aventure sans aucun risque n’est pas une aventure, et pour cela, ceux qui s’embarquent dans cette aventure devront affronter des difficultés. L’une d’elles, c’est l’antagonisme qui va opposer leur foi à l’athéisme très répandu dans notre monde moderne «le phénomène le plus grave de notre temps»(31), c’est le drame le plus profond de notre société, du fait que comme l’affirme le Concile Vatican II «La créature sans le Créateur disparaît»(32). En réalité, jamais l’humanité ne s’était dotée d’un athéisme militant comme à notre époque. Non seulement a prévalu la mentalité de certains philosophes modernes, mais l’athéisme s’est fait idéologie et a conquis le pouvoir dans beaucoup de nations. Jamais autrefois l’athéisme n’avait eu de dimensions planétaires. Si l’on peut affirmer que l’athéisme théorique, c’est à dire celui que professent les personnes qui nient ouvertement l’existence de Dieu et qui s’y opposent, va en diminuant, il n’en est pas de même de l’athéisme pratique, qui est celui de «ceux qui vivent comme si Dieu n’existait pas».

    L’athéisme avec sa négation de Dieu, ne touche cependant pas à Dieu. Il en est de même pour ceux qui se moquent des images de Jésus Christ, ils ne touchent pas au Christ. Même élevé à son plus haut degré de puissance, l’athéisme ne saurait enlever à Dieu un atome de sa gloire intrinsèque. Bien plus, aussi virulent et si puissant qu’il puisse paraître, loin de nuire en quoi que ce soit à Dieu, il travaille –au dépend de ses instigateurs- à la manifestation et à la gloire de Dieu, de sa sagesse, de sa toute puissance, et surtout de sa bonté et de sa miséricorde. Déjà le psalmiste disait : «Pourquoi ces nations qui remuent, ces peuples qui murmurent en vain. Des rois de la Terre s’insurgent, des princes conspirent contre Dieu et son Messie… Celui qui siège dans les cieux s’en amuse, Yahvé les tourne en dérision» (Ps 2,1-4). Saint Paul le dit ailleurs : «Ne vous y trompez pas, on ne se moque pas de Dieu» (Gal6,7). En s’adressant aux chrétiens de Corinthe, il leur écrit : «Dieu prend les sages aux pièges de leurs astuces» (1Co 3,19).

    Certes l’athéisme n’a aucun pouvoir sur Dieu, mais c’est l’homme lui même qu’il détruit. L’athéisme, est en fait un attentat contre l’homme qui a été créé à «l’image de Dieu »(Gn1,27). L’athéisme sait que Dieu ne peut être affecté dans son être par le blasphème, le sacrilège, la haine, ni même par la négation de son existence (ce qui pour l’athée est uniquement un postulat, c’est à dire une affirmation sans aucune preuve), mais il sait qu’il peut détruire l’image de Dieu dans l’homme. Voilà l’unique gain de l’athéisme : la destruction de l’homme. Saint Irénée de Lyon, à la fin du 2ème siècle, écrivait : «Si Dieu venait à manquer totalement à l’homme, l’homme cesserait d’exister. La gloire de Dieu c’est l’homme vivant ! mais la vérité sur l’homme c’est de voir Dieu» (33).


(31) - Paul VI, Eccelsiam suam, 25
(32) - Constitution pastorale sur l’église dans le monde de ce temps, 19a
(33) - Adversus Haereses IV,20,7