Retour
L'ÉCHO DU FENOUILLET
Bulletin paroissial N°15 - novembre 2013
LA CRAU - LA MOUTONNE

   

Trimestriel
Abonnement annuel : 6,50 €
Père Samson,
1 impasse de la Panouche
83260 LA CRAU
tel : 0494 667 324


Toussaint
      En ce jour où nous viendrons nous recueillir à l’église pour faire mémoire de nos défunts, l’Église nous invite à méditer sur le dernier article de notre Credo : « Je crois en la vie éternelle ».

      Mais qu’est-ce que pour nous la vie éternelle ?

      « le compendium du catéchisme de l’Église catholique » nous dit que la vie éternelle est la vie qui commence aussitôt après la mort. Mais cette vie est précédée pour chacun, par un jugement particulier prononcé par le Christ, juge des vivants et des morts. « Le ciel n’est pas un endroit précis de l’Univers. Il est un état dans l’au-delà. Le ciel est là où Dieu exerce sa volonté sans aucune résistance. Il y a ciel où la vie est la plus intense et la plus heureuse possible, une vie comme il n’en existe pas sur terre. Quand avec l’aide de Dieu, nous arriverons au ciel, alors nous attendra ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, et ce qui n’est pas monté au coeur de l’homme, tout ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment. (1co2,9) »

      Ainsi, dans le jugement qui a lieu immédiatement après la mort, chacun reçoit de Dieu une sentence en son âme immortelle, en relation avec sa foi et ses œuvres. Cette rétribution consiste dans l’accession à la béatitude du ciel, aussitôt après la mort, ou après une purification proportionnée, ou bien au contraire à la condamnation éternelle de l’enfer.

      Jésus qui connait l’enfer, en parle comme des ténèbres extérieures (Mt 8,12). Selon nos conceptions modernes, on parlerait plutôt d’un enfer froid que chaud. Par des frissons, on évoque en effet un état d’engourdissement complet et la totale désespérance pour tout ce qui pourrait apporter de l’aide, du soulagement, de la joie et de la consolation dans la vie. (Youcat 53)

      Le bonheur des élus, lui, est un état de bonheur suprême et définitif. Ceux qui meurent dans la grâce de Dieu et qui n’ont besoin d’aucune purification ultérieure sont réunis autour de Jésus et de Marie, des anges et des saints. Ils forment ainsi l’Église du Ciel ou ils « voient Dieu face à face ». Ils vivent en communion d’amour avec la Sainte Trinité, et ils intercèdent pour nous. Ce sont des femmes et des hommes qui ont vécu humblement leur vie. Dans le Royaume des cieux. Les justes, dit le livre de la Sagesse, brilleront et étincelleront comme des étoiles » (Sag 5). Ce lieu est donc ardemment à désirer. Sainte Gemma Galgani disait :« Ô Paradis, qui pourra jamais dire combien longtemps je t’ai désiré ». Saint Pierre d’Alcantara, un ascète espagnol du temps de la Contre-Réforme, apparaissant après sa mort à Sainte Thérèse d’Avila, lui dit :« Ô Bienheureuse pénitence qui m’a mérité une si grande gloire dans le Ciel ».

      Cependant, pour beaucoup semble-t’il, l’accès au paradis est différé après leur mort. C’est la raison pour laquelle nous célébrons des messes, voir des neuvaines ou des trentains de messes dans l’église. Ce lieu d’attente s’appelle le purgatoire qui est l’état de ceux qui meurent dans l’amitié divine, mais qui, tout en étant assurés de leur salut éternel ont encore besoin de purification pour entrer dans la béatitude du ciel.

      Ainsi chaque jour nous préparons notre éternité : « Nous créons de l’éternité en chacun de nos actes disait Guy de Larigaudie. C’est là notre pouvoir merveilleux d’homme. A chaque seconde nous bâtissons notre royaume ».

      Si nous célébrons la Fête de la Toussaint, les saints pourtant n’ont pas besoin de nos honneurs… De fait, nous dit saint Bernard, c’est pour nous que cela importe, non pour eux. Car leur souvenir allume en nous un profond désir. « Désirons donc ceux qui nous désirent, disait Bernard, courons vers ceux qui nous attendent, et puisqu’ils comptent sur nous, ce qu’il nous faut souhaiter ce n’est pas seulement la compagnie des saints, mais leur bonheur... Cette ambition là n’a rien de mauvais ». En allant à la pêche avec son papa Louis Martin, sainte Thérèse de Lisieux aimait à écouter les bruits lointains… le murmure du vent et même la musique indécise des soldats ... La terre lui semblait un lieu d’exil, et elle rêvait du Ciel… Plus tard, écrivant à sa sœur Agnès, elle disait : « J’espère aller bientôt là haut. Puisque, s’il y a un Ciel, il est pour moi, je serai riche, j’aurai tous les trésors du Bon Dieu, et Lui même sera mon bien, alors je pourrai vous rendre au centuple ce que je vous dois ... » Puissions-nous, en pensant à ces paroles, être animés d’un même désir.

      Bonne Fête de la Toussaint.
Nos joies, nos peines

Ont reçu le sacrement du baptême

  Corentin Civallera, Hugo Grimaud, Camille Ventre, Luan Schwan-Graziani, Yohan Larive, Robin Beaucourt, Emola Gouverneur, Marco De Oliveira, Daya Diseur, Képhsen Panovich, Eva Tagliarini, Agathe Falaize, Lysandre Croizé, Margaux Le Coupanec, Antonio Chiaro, Elise Pedron, Juliette Lesur, Emy Lesur, Raphaël Gruet-Bailly, Alexandre Reffreger, Anthony Ainardi-Sibille, Mathias Gabrièle, Eva Xerri, Léni Suppa, Gabrielle Deli, Matt Coquillat, Méline Siesse, Enzo Loire, Louanne Picard-Alles, Johan Bruno, Caline Springinsfeld, Julia Sammartino, Laura Goudé, Milo Cavallo, Enzo Grossi, Elina Coulais, Valentin Delrue, Alizée Mallet, Evana Boillot, Emoïse Boyeau, Thaïs Giraudo, Annaëlle Tessore, Mattéo Tessore, Liam Lebeau, Zoé Niepraschk-Vignone, Thibault Moutet, Lucas Dubois, Pablo Daurat, Thomas Murat.

Nous ont quittés

Firmin Guérin, Pierrette Marchetti-Orsini, Paul Isnard, Renée Parca, Bernard Michel, Nicole Mathieu, Simone Cattanéo, Raoul Labrat, Aniello Pezzillo, Joseph Galde, Mireille Piston, Jean-Pierre Sara, Pierre Massa, Charles Serra, Marcel Fine, Jeanne Alibert, Jean Goletto, Elie Pellizzon, Victoire Melis, Giovani Boschero, Yves Cuissard, Monique Pagnier, Etiennette Poizat-Hernandez, Jany Giraud-Berretta.

Se sont unis devant Dieu par le mariage

Le 13 juillet, Julien Gonzalez et Jennifer Filipponi. le 20 juillet, Samuel Ruiz et Marina Sanchez. le 3 août, Gilles Aubry et Marion Mermod. le 10 août, Nicolas Franke et Louisa Touat. le 16 août, Romain Goudé et Aurélie Proto. le 24 août, Julian Coulais et Elodie Esposito. le 7 septembre, Fédéric Aguilar et Déborah Coda, Jonathan Pignol et Audrey Cantrelle.
Nouvelles

Procession du 15 Août


Le Père Pierre Hoan a fait le remplacement durant le mois d’aôut sur la paroisse de La Crau. Merci à lui.

Le 30 juin, les filles de Palavra Viva sont allées rejoindre leurs nouveaux lieux de mission

  Après les JMJ, Rosana et Alexandra ont été nommées à Rome, tandis que Lucienne et Tatiana doivent rejoindre le diocèse de Périgueux. Leur charisme, dont l’un des buts était d’animer des sanctuaires, ne pouvaient plus s’exercer à la Crau vu la fermeture de la chapelle du Fenouillet. Nous avons été sensibles à leur présence durant ces trois années passés parmi nous. Au nom de la paroisse, je remercie toutes les personnes qui les ont entourées de leur affection et de leur conseils. C’est à ce propos que la parole de Dieu nous rejoint : « j’étais un étranger; et tu m’as accueilli ». Merci à tous leurs bienfaiteurs, merci aussi à ces jeunes filles qui ont quitté leur Pays pour nous évangéliser.

Le 7 septembre, nous avons reçu les reliques de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus sur la paroisse.

  L’animation a été assurée par Marcelo Tamayo et Murielle Geoffroy. Ce fut un temps fort pour tous, de spiritualité et d’amitié. Le 1er novembre Marcelo et Murielle donneront un concert à Sanary à 20H30 dans l’église de Sanary au profit d’une école hors contrat, dirigée par les sœurs du Verbe Incarné. Ils se produiront avec les pères Pablo Gomez et Santiago Baudry accompagnés des sœurs de la Vierge de Matara, assistés d’autres chanteurs. Au programme : la misa Criolla et le folklore argentin. Entrée 10 Euros.

Secours Catholique

  L’antenne du Secours catholique de la Crau a tenu à remercier madame Colette Rippol lors du repas de notre fête paroissiale le 7 octobre dernier. Colette a œuvré pendant 3 années comme responsable du Secours avec sa compétence son énergie et ses qualités de cœur auprès des plus défavorisés. Qu’elle en soit vivement remerciée pour tout ce qu’elle a fait. A partir du 7 novembre, le Secours Catholique reprendra ses activités le jeudi après midi de 14H à 17H.

Arrivée du père Antoine Birot

  Monseigneur Dominique Rey a demandé au Père Antoine Birot de venir aider ponctuellement la paroisse de la Crau. Nous sommes très heureux de l’accueillir. Le Père prépare un doctorat en théologie. Il sera donc très pris toute l’année par ses études. Il réside dans l’appartement qu’occupaient les sœurs de Palavra Viva. Vous aurez l’occasion de le voir au cours des messes, et vous pourrez vous adresser à lui pour le sacrement de la réconciliation.

Des nouvelles du père Nikiéma du Burkina Fasso

      « Bonjour mon Père! Quelle joie pour moi de pouvoir en ce jour vous sentir par la pensée et de pouvoir vous faire part de mes nouvelles. Désolé, mon Père pour ce long temps de silence; l'internet n'est pas la chose la mieux partagée en ces temps au "pays des hommes intègres" (Burkina Faso). Mais enfin, ce soir au moins, je peux envoyer quelques mails. Je suis donc comme je vous l'avais signifié, nommé administrateur d'un hôpital ophtalmologique appartenant au diocèse. C'est un champ particulier de pastorale auprès des personnes atteintes de pathologies oculaires. Je suis entouré d'environ 25 personnes (médecins, infirmiers, et personnels de soutien) dans cette mission. Parmi ce personnel il y a un prêtre ophtalmologue, et trois religieuses. Nous y réalisons des consultations, des soins oculaires, des opérations oculaires. Ordinairement nous accueillons en consultation en moyenne 80 patients. Ils viennent non seulement des différentes paroisses du diocèse mais aussi de contrées très éloignées. On en rencontre qui viennent de plus de 400 km pour se faire soigner les yeux car les médecins dans ce domaine sont très rare au Faso. Ce centre est d'ailleurs le tout premier hôpital consacré aux soins oculaires. Dans ce travail d'administration, je partage la joie des patients qui viennent recouvrer la vue et je partage également la douleur des patients qui viennent avec des pathologies oculaires incurables, ou qui ont perdu la vue par ignorance des soins oculaires. C'est ainsi désormais ma vie mon Père; un instant de bonheur face à la guérison d'une personne: mardi dernier une dame qui ne voyait plus depuis quelques années après une opération chirurgicale (de cataracte) s'est mise à chanter à haute voie car elle a retrouvé la vue (je n'ai pas manqué de chanter un peu avec elle). Cette joie vient de la providence divine puisque la dame très pauvre n'a pu honorer ni les frais de consultation qui s'élèvent à moins d'un 1€ ni les frais d'intervention chirurgicale qui s'élèvent à 115€. Elle a bénéficié de la caisse de solidarité du centre ».

      Ainsi, je vis aussi des instants de tristesses, lorsque je me trouve impuissant face à la multiplicité des cas de malades pauvres, incapables de se procurer des soins oculaires alors que notre caisse de solidarité de solidarité n'a jamais le temps de contenir 150€ avant d''être vidée. Dans le cadre nos activités, nous faisons beaucoup de sensibilisation sur la santé oculaire. Ainsi nous nous rendons dans les villages à la rencontre des populations pour sensibiliser et offrir des soins primaires. Nous faisons la sensibilisation également à travers la Radio Maria dont l'antenne d'émission est à 30 km de l'hôpital. Ah! que j'ai été très long, mon Père!

      Une dernière chose, en assemblée pastorale autour de notre père archevêque, lorsqu'il s'est agi de parler de la catéchèse adulte en français, Mgr nous a présenté un document de catéchisme qu'il trouve très intéressant: "Devenez mes disciples". Merci mon Père, de nous l'avoir traduit de l'Espagnol. J'étais fier de dire à Mgr que je vous connais. Ne manquez pas de me soutenir de vos prières dans ma nouvelle tâche de "compagnon des malvoyants". Ne manquez pas de transmettre mes meilleurs salutations à vos fidèles bien-aimés. Ils m'ont toujours accueilli avec joie. Je les embrasse tous. Dieu les bénisse! Bonne journée! Toutes mes amitiés ! Ab. Dominique »

A retenir :

  • le concert de Noël le vendredi 20 décembre dans l’église de a Crau, par le groupe « Au fil du chœur » assisté de la chorale paroissiale.
  • Retenez aussi la tombola paroissiale du 22 décembre pour l’arbre de Noël : nombreux seront les prix, ordinateur, appareil numérique, grille pain, statue Notre Dame du fenouillet etc … Les billets sont en vente aux portes de l’église ou au secrétariat.
  • Nous avons lancé, en coopération avec la paroisse du Pradet, un patronage : Départ du presbytère à 14H tous les mercredis avec la fourgonnette. Inscrivez vos enfants pour les nombreuses activités sportives et culturelles. Le retour à La Crau est prévu pour 17H30.
  • L’aumônerie continue ! les jeunes intéressés sont invités à nous rejoindre le vendredi à 17H au Presbytère. La fourgonnette emmène les jeunes à La Farlède pour des activités de 17H30 à 19H30. Le responsable est David, un séminariste aidé d’une consacrée de la fraternité missionnaire de la Garéjade.
  • Une messe selon le rite tridentin est désormais célébrée tous les dimanches à La Crau à 9H. Le père Marc de Saint Sernin la célèbre, entouré de quelques séminaristes.
  • NOTEZ : EXERCICES DE SAINT IGNACE 9,10 et 11 novembre : de 9H à 12H et de 14H à 17H, avec le Père François-Xavier, Salle SAINT MARTIN
Le pape François nous parle
  Avoir le courage devant le prêtre qui nous confesse d’appeler nos péchés par leur nom, sans les cacher. L’homélie de ce vendredi matin, lors de la messe célébrée en la chapelle de la Maison Saint Marthe, a été consacrée entièrement par le Pape François au sacrement de réconciliation. Se confesser, a rappelé le Pape, c’est aller à la rencontre de l’amour de Jésus avec la sincérité et la transparence des enfants, en accueillant la grâce sans honte.
« Se confesser face à un prêtre, c’est important parce que se confesser tout seul devant Dieu, c’est comme se confesser par e-mail. Dans ce cas, Dieu est lointain, je dis les choses et il n’y a pas de face à face, les yeux dans les yeux ». Le Pape François, partant des lectures de la liturgie du jour, a voulu parler de la confession, rappelant que « Saint Paul, dans l’épître aux Romains, confesse ses fautes à ses frères face à face ». Certains chrétiens, a dit encore le Pape, déclarent : « Moi je vais me confesser ». « Mais ils confessent tout un tas de choses abstraites, un peu en l’air, qui ne sont pas concrètes ». « Et alors c’est comme ne pas se confesser, car confesser nos péchés ce n’est pas comme aller chez le psychiatre, ni dans une salle de torture : c’est dire au Seigneur : « Seigneur je suis un pécheur, et je suis un pécheur pour telle chose, et telle autre chose ». « La confession des péchés faite avec humilité, a rappelé le Pape, voilà ce que l’Eglise nous demande à tous ». « Et pour se confesser, on va vers notre frère. »
Les mystères de la Vierge Marie

L’Annonciation

        Lorsque la plénitude des temps est venue , Dieu a envoyé son Fils formé d’une femme, né sous la Loi. Ainsi s’exprime saint Paul dans son épître aux Galates, pour présenter le Mystère de l’Annonciation!

      C’est à Nazareth, dans la Province de Galilée, que l’Ange Gabriel apparaît à une pauvre enfant âgée d’une quinzaine d’années. Le Nom de la jeune Fille était Marie, elle méditait les Ecritures! Le Prophète Isaïe avait dit : « Le Seigneur apparaîtra dans sa gloire et toute chair le verra » (Si 40.5).
      Si Jésus est comparé à l’Astre du jour, Marie est figurée par la lune. Elle est le refuge de tous ceux qui accourent vers Elle. Car en ce Mystère, Elle dit oui à Dieu pour toute l’humanité. Courons-donc nous cacher sous ses ailes, car elle est l’Arche de Noé qui nous préserve de la perdition. Elle est l’arche d’Alliance qui renferme Jésus. Elle est la colonne de feu et de nuée qui nous protège du soleil de la justice et des attaques du démon. Prononçons le Nom de Marie avec respect, car son Nom éloigne de nous les ennemis de notre salut ». Que je dise seulement Ave Maria dit Le Bienheureux Alain de la Roche et voilà que Satan s’enfuit et que l’enfer tout entier est dans l’épouvante ».

La Visitation

      Marie partit en hâte vers les monts de Juda. Traversant les collines d’Ephraïm, nous la suivons calme et paisible portant en Elle le secret du Roi. Sans doute se joignit-elle aux nombreuses caravanes de pèlerins qui partaient à Jérusalem pour célébrer la Pâque. Puis elle arrive à Aïn Karem dans la maison du vieux Prêtre Zacharie qui méditait sur les mystères qui lui avaient été révélés alors qu’il exerçait son ministère dans le Temple. Or à peine Marie eut-elle salué sa cousine Elisabeth, l’enfant tressaille dans le sein de la vieille Femme. Jean est purifié de la tâche du péché originel, sa Mère inspirée sous l’action de l’Esprit Saint s’écrie: « D’où me vient, dit Elisabeth, que la Mère de mon Dieu daigne venir jusqu’à moi! Bienheureuse celle qui a cru en l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur ». Marie est la première de ces pauvres que Jésus appelle Bienheureux, car sans comprendre le Mystère, Marie s’en remet toute entière et librement à Dieu. Disponible totalement à l’action de l’Esprit-Saint, Marie peut chanter le Magnificat. Car sa foi est plus grande que celle de Zacharie, plus grande que celle d’Abraham. C’est contre toute espérance qu’elle a cru et depuis lors, jamais elle ne refuse sa compassion aux misères de l’homme. Jamais elle ne repousse les misérables qui viennent implorer son secours. Marie porte en Elle Jésus, non pour le garder pour Elle seule, mais pour nous le donner, pour nous guérir et pour nous sauver. Demandons à Marie en ce mystère la charité qui fait de nous des frères, sans exclusion, sans méfiance.

La Naissance de Jésus

      « Vous n’avez pas voulu du sang des boucs et des génisses, mais vous m’avez donné un Corps. Me voici donc, mon Dieu, pour m’immoler à votre volonté ». C’est à Bethleem Ephrata, dans la Patrie de son Aïeul David, que Joseph vint avec Marie pour se faire inscrire selon le recensement ordonné par l’empereur Auguste. Comme il n’y avait pas de place pour eux à l’hôtellerie, Jésus pourra dire plus tard : « Les renards ont des tanières et les oiseaux du Ciel des nids, mais le Fils de l’homme, lui n’a pas où reposer sa tête ». C’est entre deux animaux que les bergers le reconnurent, selon ce qui leur avait été annoncé par l’entremise des Anges : « Voici que je vous annonce une grande joie, un Enfant vous est né, un Fils nous a été donné. Vous reconnaîtrez l’enfant enveloppé de langes et couché dans la paille ». Il s’humilie, lui qui a le Ciel pour demeure. Il se fait le plus pauvre pour que tu n’aies plus peur de Lui. Marie, de son côté, ne sait dédaigner aucun de ceux ui sollicite ses faveurs. Elle accueille les humbles bergers, mais aussi les rois mages, ne repoussant aucun des misérables qui viennent implorer son secours. A SUIVRE …
UNE TRACE DE PAS
Un homme fît un songe.
Il rêva qu’il marchait
en compagnie de Jésus sur la rive.
A chaque scène
il remarquait une double trace de pas sur le sable :
la sienne et celle de Jésus.
Quand la dernière image s'effaça,
il repensa aux traces de pas,
et s’aperçut qu’à diverses reprises, le long du sentier,
il n’y avait qu’une seule empreinte de pas dans le sable.
Il se rendit compte que cela correspondait aux moments
les plus sombres et les plus tristes de sa vie.
Il s’adressa à Jésus : "Seigneur,
dit-il,
tu avais dit que tu m’accompagnerais
tout le long de la route.
Mais je constate
qu’aux heures les plus pénibles de ma vie,
je ne puis retracer qu’une seule série d’empreintes sur le sable.
Je ne comprends pas qu’au moment
où j’avais le plus besoin de toi,
tu m’aies délaissé".
Jésus répondit :
"Mon enfant, je t’aime et je ne saurais t’abandonner.
Aux jours d’épreuves et de souffrances,
quand tu ne vois qu’une trace de pas
c’est qu’alors,
je te portais".



   Retour