LA VOIX DE NOTRE-DAME DU FENOUILLET
Bulletin paroissial mensuel de LA CRAU
mars 2015


L'Annonciation



       Ô Vierge immaculée et sainte ! Ô créature la plus humble et la plus sublime devant Dieu ! Vous fûtes si petite à vos propres yeux, mais si grande à ceux de Notre Seigneur qu'il vous exalta jusqu'à vous choisir pour sa Mère et à vous établir en conséquence Reine du Ciel et de la terre. Je rends grâces à ce Dieu qui vous a tant exaltée, et je me réjouis avec vous de vous voir unie tellement à lui qu'une pure créature ne saurait l'être davantage. J'ai honte de me présenter à vous qui êtes si humble avec tant de qualité, misérable et orgueilleux que je suis avec tant de péchés. Malgré mes misères, je veux pourtant vous saluer : Ave, gratia plena.


Annonces paroissiales

Nous ont quitté :
Marie Chaud - Geneviève Costie - Jacqueline Odolo - Jean Bongiovani - Henriette Potgorni - Suzanne Eucat - Nicole Duconseille - Nathalie Bortolino - Mireille Dragon - Claude Di Bernardino - Yvonne Bonfiglio - Yvette Madémé - Maurice Tessore.
R.I.P

Pèlerinage sur les pas de sainte Marthe :

   
Le 7 février nous étions ensemble rassemblés autour des reliques de sainte Marthe, l'occasion d'écouter le nouveau recteur de la basilique nous rappeler l'importance de ce lieu consacré à sainte Marthe, la sœur de Marie de Magdala et de Lazare. Les rois, les saints sont venus nombreux se recueillir jusqu'à la révolution française. En particulier saint Louis et sainte Brigitte de Suède. Une belle journée d'hiver provençale entrecoupée du pique-nique pris au centre paroissial. La prochaine sortie est prévue à l'abbaye de Lérins.
Abbatiale de Tarascon
Les travaux sur l'Église de la Crau :

Retenez que l'Église de la Crau devrait reprendre ses activités fin mars. La peinture et les travaux d'électricité s'achèvent. Le système de la sonorisation des cloches doit aussi être rénové. Merci à tous ceux qui ont participé à cette rénovation, en particulier, merci à monsieur Veysse l'architecte de la mairie. Une messe solennelle de Gounot sera animée par Georges Denos avec la chorale de la Londe le dimanche 3 mai à 10H45. A cette occasion, nous bénirons les tableaux offerts par monsieur Bernard Desfossés de la Londe, un ami. Une inauguration officielle aura lieu plus tard en fin d'année scolaire avec les personnalités civiles et religieuses.

Carême :

- Un bol de riz est prévu le vendredi 6 mars à 19H00 Salle Saint Martin au profit des enfants de Pondichéry, ONG fondée par Marie Laure Libra, catéchiste à la Moutonne, et son mari.

- Retenez aussi les conférences de Carême tous les vendredis à 10H00 sur le Concile. Ces conférences sont données par l'abbé de Saint-Sernin et l'abbé Samson.

Saint Joseph (19 mars)

« Je souhaite que notre Église diocésaine puisse se consacrer à St Joseph, à qui Dieu a confié Marie et Jésus son enfant ».

La rencontre avec Dieu nous fait parcourir un chemin de foi. Dans son silence, habité par la contemplation du Verbe fait chair qui lui a été confié, Saint Joseph a vécu un itinéraire personnel pour lequel l'évangile se montre si discret, tant il est profond, Sa propre histoire rencontre l'histoire du salut de l'humanité. Et Joseph s'est rendu disponible à la Providence de Dieu qui déroute souvent les projets des hommes.

A l'ouverture des travaux du Concile Vatican II, le pape Jean XXIII avait désigné Joseph comme le protecteur de l'Église. En entrant par « la porte de la foi » pour une nouvelle évangélisation du monde, selon l'invitation du pape Benoît XVI, je souhaite que notre Église diocésaine puisse se consacrer (familles, mouvements et communautés) à Joseph, à qui Dieu a confié Marie et Jésus son enfant, Cette démarche ecclésiale n'est pas seulement dévotionnelle.
 

Joseph est un contemplatif mais il est aussi un marcheur, un pèlerin. La foi passe par les yeux. Elle passe aussi par les pieds. Le chemin de Dieu se découvre en cheminant à sa suite. Joseph fuit précipitamment en Egypte avec la Sainte Famille. Il revient ensuite en Israël sur l'injonction de l'ange Gabriel; puis il remonte à Bethléem pour se faire recenser. Le voilà, encore sur la route de Jérusalem pour la présentation au Temple de Jésus au moment de sa circoncision. Il y reviendra à l'occasion du recensement. Cette itinérance continuelle inscrit Joseph dans le sillage de tous ces pèlerins qui ont marqué l'histoire du salut; depuis l'exil d'Adam jeté hors du jardin d'Eden, jusqu'à Abraham qui quitte son pays et sa parenté en direction d'une terre inconnue, jusqu'à Moïse qui conduit 40 années le peuple hébreu en exode dans le désert. Ce pèlerinage de Joseph, gardien de la Ste famille, est aussi prototype et emblématique de notre route, de la route de l'Église avec le Seigneur et vers le Seigneur, cette route qui est également notre montée vers la Jérusalem céleste.

Pèleriner, c'est s'appuyer sur des sols qui ne seront que de passage pour sans cesse les dépasser, puisqu'ils ne sont que des tremplins, des pistes d'envol, et non pas des demeures. Poser le pied partout, en ne se reposant nulle part. Je pense à cet épisode de la Transfiguration où Pierre voulait fixer à jamais la présence de Jésus apparu en gloire, « dressons ici 3 tentes », suggérera-t-il à Jésus. Les Évangiles notent alors sèchement : « Il ne savait pas ce qu'il disait » (Lc 9,33).

Au sanctuaire du Bessi1lon à Cotignac.
+Mgr Dominique Rey


La voix du pape François

Place Saint Pierre, mardi 19 mars,

  Nous avons entendu dans l'Évangile que « Joseph fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse » (Mt 1, 24). Dans ces paroles est déjà contenue la mission que Dieu confie à Joseph, celle d'être custos, gardien. Gardien de qui ? De Marie et de Jésus ; mais c'est une garde qui s'étend ensuite à l'Église, comme l'a souligné le bienheureux Jean-Paul II : « Saint Joseph a pris un soin affectueux de Marie et s'est consacré avec joie à l'éducation de Jésus-Christ, de même il est le gardien et le protecteur de son Corps mystique, l'Église, dont la Vierge sainte est la figure et le modèle » (Exhort. apost. Redemptoris Custos, n. l).
Comment Joseph exerce-t-il cette garde ? Avec discrétion, avec humilité, dans le silence, mais par une présence constante et une fidélité totale, même quand il ne comprend pas. Depuis son mariage avec Marie jusqu'à l'épisode de Jésus, enfant de douze ans, dans le Temple de Jérusalem, il accompagne chaque moment avec prévenance et avec amour. Il est auprès de Marie son épouse dans les moments sereins et dans les moments difficiles de la vie, dans le voyage à Bethléem pour le recensement et dans les heures d'anxiété et de joie de l'enfantement; au moment dramatique de la fuite en Égypte et dans la recherche inquiète du fils au Temple; et ensuite dans le quotidien de la maison de Nazareth, dans l'atelier où il a enseigné le métier à Jésus.

Comment Joseph vit-il sa vocation de gardien de Marie, de Jésus, de l'Église ? Dans la constante attention à Dieu, ouvert à ses signes, disponible à son projet, non pas tant au sien propre; et c'est cela que Dieu demande à David, comme nous l'avons entendu dans la première Lecture : Dieu ne désire pas une maison construite par l'homme, mais il désire la fidélité à sa Parole, à son dessein ; c'est Dieu lui-même qui construit la maison, mais de pierres vivantes marquées de son Esprit. Et Joseph est « gardien », parce qu'il sait écouter Dieu, il se laisse guider par sa volonté, et justement pour cela il est encore plus sensible aux personnes qui lui sont confiées, il sait lire avec réalisme les événements, il est attentif à ce qui l'entoure, et il sait prendre les décisions les plus sages. En lui, chers amis, nous voyons comment on répond à la vocation de Dieu, avec disponibilité, avec promptitude, mais nous voyons aussi quel est le centre de la vocation chrétienne : le Christ ! Nous gardons le Christ dans notre vie, pour garder les autres, pour garder la création !

La vocation de garder, cependant, ne nous concerne pas seulement nous les chrétiens, elle a une dimension qui précède et qui est simplement humaine, elle concerne tout le monde. C'est le fait de garder la création tout entière, la beauté de la création, comme il nous est dit dans le Livre de la Genèse et comme nous l'a montré saint François d'Assise : c'est le fait d'avoir du respect pour toute créature de Dieu et pour l'environnement dans lequel nous vivons. C'est le fait de garder les gens, d'avoir soin de tous, de chaque personne, avec amour, spécialement des enfants, des personnes âgées, de celles qui sont plus fragiles et qui souvent sont dans la périphérie de notre cœur. C'est d'avoir soin l'un de l'autre dans la famille : les époux se gardent réciproquement, puis comme parents ils prennent soin des enfants et avec le temps aussi les enfants deviennent gardiens des parents. C'est le fait de vivre avec sincérité les amitiés, qui sont une garde réciproque dans la confiance, dans le respect et dans le bien. Au fond, tout est confié à la garde de l'homme, et c'est une responsabilité qui nous concerne tous.
Soyez des gardiens des dons de Dieu !

François