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L'ÉCHO DU FENOUILLET
Bulletin paroissial N°11 - mars 2012
LA CRAU-LA MOUTONNE

   

Trimestriel
Abonnement annuel : 6,50 €
Père Samson,
1 impasse de la Panouche
83260 LA CRAU
tel : 0494 667 324


A propos de la Communion




           Le plus grand des sacrements est, pour le catholique, celui de la sainte Communion, car il contient le Corps, le Sang, l'Âme et la divinité de notre Seigneur Jésus-Christ. Il est nommé encore l'Eucharistie. Ce terme (Action de grâces), s'il est juste, doit cependant être expliqué. Aller à la Messe, ce n'est pas d'abord aller communier, car on peut très bien communier en dehors de la Messe comme cela se fait dans les maisons de retraite, ou lorsqu'on visite les malades. Mais quand on parle de l'Eucharistie, on parle d'abord de la sainte Messe, qui est avant tout le sacrifice sacramentel de Jésus, où le Christ réactualise le mystère de sa Passion, de sa mort, et de sa Résurrection, qu'il applique pour les vivants et pour les morts, et cela, chaque fois qu'un prêtre célèbre en son nom. Ainsi, la sainte Messe subsistera jusqu'à la fin du monde.
       Recevoir la Communion en est la conséquence, c'est donc recevoir le Corps, le Sang, l'Âme et la divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est réellement et substantiellement présent après la consécration, et que l'on conserve ensuite au Tabernacle pour les distribuer aux malades, ou l'exposer dans l'Ostensoir. C'est la raison pour laquelle l'Église impose une attention particulière à tous ceux qui désirent communier. Il faut d'abord être baptisé, avoir la conscience purifiée, s'être confessé si l'on était en état de péché, et prendre de sérieuses résolutions pour vivre et pratiquer sa religion. Sinon, c'est en vain que l'on communie, et l'on ajouterait alors tache sur tache à son âme.

       Aujourd'hui, l'Église demande, et la pratique se développe, de recevoir la bénédiction quand on ne peut pas communier. C'est une bonne solution en attendant de se confesser. Pour ceux qui sont dans des situations particulières comme les divorcés remariés, il leur est conseillé de recevoir la bénédiction, de même pour les personnes qui ne sont pas encore mariées et qui vivent en concubinage. Les chrétiens d'autre confession ne peuvent pas non plus recevoir la sainte Communion, à moins d'en avoir reçu la permission de l'Ordinaire du lieu, c'est-à-dire de l'Évêque.

       Dans quelque jours, le Jeudi Saint, nous rappellerons l'Évènement majeur de la Sainte Cène, où Jésus pour la première fois a célébré la sainte Messe. C'était au Cénacle à Jérusalem ! A cette occasion, il a donné son pouvoir de consacrer à ses apôtres et à travers eux, à tous les prêtres de son Église. C'est encore pourquoi seuls ceux qui sont ordonnés donnent la Communion, puisqu'ils ont les mains consacrées pour le faire. Il peut arriver quelque fois, pour une raison pastorale extraordinaire, que l'Évêque accorde à des laïcs la permission de donner la communion, mais cela est exceptionnel et il faut l'autorisation de l'Évêque et du curé.

       D'autre part, le pape Benoît XVI n'accepte plus désormais de donner la communion dans la main. Au Mexique récemment, et dans ses voyages apostoliques, les fidèles viennent à genoux recevoir la Communion. C'est, bien sûr, exemplaire et indicatif. Il n'est certes pas interdit de recevoir la communion dans la main, mais faut il encore le faire avec le plus grand des respects. Aussi, qui peut dire que cette manière de faire a développé l'adoration envers le Saint Sacrement. N'est-ce pas le contraire, quand on constate le peu de respect, avant, et après la messe, dans nos églises.

       Il faut être convaincu que c'est l'Eucharistie qui fait l'Église. C'est la raison pour laquelle l'Église aura toujours besoin de prêtres, et jamais on ne pourra se résoudre à faire comme si on n'avait pas besoin de prêtres. Ici, dans le Var, nous avons un Évêque qui ordonne de nombreux serviteurs de l'autel. Sachons le remercier, et rendre grâce à Dieu en cette fête du Jeudi Saint.

       Bonnes Fêtes de Pâques à tous.
Père Samson


ANNONCES DE LA PAROISSE


           Le dimanche 17 Mars, notre Évêque nous a fait la surprise de sa visite, alors qu'une messe rassemblait dans notre Église les séminaristes de propédeutique avec le père Christian Dorneman. Pierre, le diacre vietnamien, l'assistait, et sera ordonné en Juin prochain à la Castille. Il avait fait une année de stage dans notre Paroisse Notre-Dame de la Visitation.
       Retenez que le dimanche 15 avril, jour de la Miséricorde, le père José Luis célébrera la messe de la Profession de Foi. Cette année, 24 enfants font leur communion solennelle. Sur la paroisse de la Crau, les enfants inscrits en Profession de Foi font leur Confirmation dans la même année. Pour 2012, ce sera le vendredi 8 Juin à la Castille.

       La retraite de la communion privée a rassemblé les enfants de la Moutonne et de la Crau toute la journée du 16 mars. le Thème était cette année «La Réconciliation et l'Eucharistie».
 

Nos Joies

Ont reçu le sacrement de Baptême :

Lily Germondy–Bouty, Arthur Torné, Léon Chaillot, Louis Vitelli, Justine Jean, Noa Petterson, Lily Cantillon.

Nos peines

Jacqueline IZQUIERDO, Gustave MONTALAND, Charles GUSTIAUX, Claude CODEVILLE, Colette SIEGWALD, Henri PASCAL, Maria GUIGONNET, Elise ROUGER, Arlette MAXIA, Elise RIMBAUD, Fernand PISTON, Georges ROGER, Louis ANSADE, Roger ROSSI, Marie-Thérèse ESTIENNE, Michel PEZZILO, Augusta GANDOLPHE, Claude PARVILLE, Raymonde AVENA, Robert GENSOLEN.
R.I.P

LA SEMAINE SAINTE ET PÂQUES

Pour la Semaine Sainte, veuillez retenir :
Pour les RAMEAUX :
Samedi 31 mars à 18H00 : Procession depuis le Presbytère
Dimanche 1er avril à 09H15 : Messe à La Moutonne
                            à 10H30 : à La Crau, Rassemblement au presbytère, Procession.

Le lundi 2 avril à 19H00 : Messe des Sainte Huiles à Notre Dame de la sed à Toulon avec Monseigneur Dominique Rey.

Mardi 3 avril    à 20H30 : Célébration pénitentielle pour La Moutonne et La Crau.

Jeudi saint      à 20H30 : Célébration de la sainte Cène.

Vendredi saint à 15H30 : Chemin de la Croix - début de la semaine de la Miséricorde.
                      à 20H30 : Célébration de la Croix dans l'Église de La Crau.

Samedi saint de 10H à 12H : Confessions à la Crau
                    de 14H à 15H : Confessions à La Moutonne
                    à 20H30 : Messe de la Veillée de PÂQUES à La Crau - Baptême de Emilie Liguonnet

Dimanche de Pâques à 09H15 : messe à La Moutonne
                                à 10H30 : messe à La Crau


Neuvaine à la Divine Miséricorde


       C'est Jésus lui-même qui ordonna à Sr Faustine d'écrire cette Neuvaine et de la réciter avant la Fête de la Miséricorde, le 1er dimanche après Pâques. On la commence le Vendredi Saint (§ 1208).
  Jésus disait à Sr Faustine :
       "Je désire que durant ces neuf jours, tu amènes les âmes à la source de ma miséricorde, afin qu'elles puisent force et fraîcheur, ainsi que toutes les grâces dont elles ont besoin dans les difficultés de la vie et particulièrement à l'heure de la mort. [...] Je ne refuserai rien aux âmes que tu amèneras à la source de ma miséricorde. " (Petit Journal, § 1209)
"J'exige de toi des actes de miséricorde qui doivent découler de ton amour pour moi. [...] Je te donne trois moyens pour exercer la miséricorde envers le prochain : 1°) l'action, 2°) la parole, 3°) la prière ; ces trois degrés renferment la plénitude de la miséricorde [...] " (Petit Journal, § 742).


Bien que cette Neuvaine obtienne des grâces particulières durant cette période, elle peut être priée à tout moment de l'année.

Jésus disait à Sr Faustine :
       "Chaque jour, tu amèneras à mon Cœur un groupe différent de ces âmes, et tu les plongeras dans l'océan de ma Miséricorde. Moi, je ferai entrer toutes ces âmes dans la demeure de mon Père. Tu feras cela dans cette vie et dans l'autre. Je ne refuserai rien aux âmes que tu amèneras à la source de ma Miséricorde. Chaque jour, par ma douloureuse Passion, tu solliciteras de mon Père des grâces pour ces âmes." (Petit Journal, § 1209)


Qui est le Prophète Isaïe
«Je serai ton messager, envoies-moi (Is 6-8)»


       C'est l'un des quatre grands Prophètes de l'Ancien Testament avec Jérémie, Ezéchiel et Daniel, celui qu'on appelait au Moyen-Âge le 5ème Évangéliste. On dit d'Isaïe qu'il est le prince des Prophètes, et même qu'il est un grand poète et un politique averti. Son nom Isaïe veut dire : «le Seigneur est le secours».
         Isaïe vivait à la cour du roi lépreux Ozias, puis du roi Achaz et du roi Ezéchias vers 740 à 700 avant Jésus-Christ. Il était marié et père de deux enfants. Il fut ainsi le conseiller des rois. Or, bien qu'aristocrate, il s'en prend aux abus et au luxe. Isaïe aime sa ville : Jérusalem, son temple, la fontaine de Siloë, les petites rues de Sion. Mais voici qu'une fumée monte toute proche aux abords de la ville. C'est celle d'un sacrifice païen, c'est celle du sacrifice des nouveaux nés que l'on offre à l'une des divinités païennes, en particulier à Moloch, le dieu des Ammonites.

       Un jour, Isaïe est en prière dans le Temple de Jérusalem. Il a une vision de Dieu comme en avait eu Moïse au Sinaï. Dieu avait dit à Moïse (Ex3,4) «Je suis le Dieu de tes Pères… ». Une autre fois, alors que Moïse faisait paître les troupeaux de son beau-père Jéthro, il avait vu Dieu dans un buisson ardent (Ex33.23-34,6). Dieu s'était alors communiqué à lui sous le Nom «Je suis, celui qui suis».

       Un autre Prophète, mais qui ne nous a pas laissé d'écrits, avait eu lui aussi une vision de Dieu à l'Horeb. C'était Elie (1R.19). Elie était alors poursuivi par la haine de la reine Jézabel, qui adorait des divinités phéniciennes.
       Isaïe est le troisième qui entrevoit quelque chose de la gloire et de la grandeur de Dieu : «Je vis le Seigneur assis sur un trône grandiose et surélevé(1.39). Dieu se présente à Isaïe comme le Dieu trois fois Saint. «Sanctus, sanctus, sanctus» (Is 6,1), comme nous le répétons à la sainte Messe. Alors, son péché est à nu, découvert et purifié. Alors Isaïe comprend que la seule possibilité du salut, c'est la foi (Is 7.9) : «si vous ne croyez pas, vous ne vous maintiendrez pas !»

       Isaïe perçoit que le grand péché de son peuple, c'est l'orgueil. Le salut, c'est encore la foi. On doit s'en remettre totalement à Dieu. Mais il faut que Dieu nous purifie et qu'il nous tienne. Le peuple devra choisir : ou Dieu, ou lutter contre Dieu et trouver la mort ! Isaïe reçoit alors des prophéties concernant le Messie qui doit venir, à travers le fils d'Achaz, le roi Ezéchias. Isaïe entrevoit l'envoyé de la paix : «l'Emmanuel» (Is 7,14), une prophétie que l'on reprend pour la Fête de Noël.

Le Message du Livre d'Isaïe
       Il sera de réaffirmer les promesses faites par Dieu à David, le grand roi pénitent d'Israël. Il rappellera à ses contemporains les obligations morales. «Si vous ne croyez pas, vous ne tiendrez pas» (Is 7.9). Le respect est dû à Dieu, il n'est pas le copain. Aussi l'amour a deux composantes, le respect et l'intimité, d'où l'angoisse d'Isaïe pour son peuple. Dieu lui dit : «qui enverrais-je? Envoies-moi, me voici ! (Is 6.8)» répond Isaïe.

       En l'année 734, Damas et Samarie veulent faire entrer Juda dans une guerre contre l'Assyrie menaçante. Le prophète dénonce ces alliances, mais peu feront le choix d'écouter la voix de Dieu, d'où le chant de la vigne (Is 5,7). Dans cette complainte se manifeste toute la déception du Seigneur envers un Peuple qui ne l'écoute pas. Cependant, un reste, lui, s'appuiera sur Dieu. Ce petit peuple de pauvres d'esprit annonce l'Église qui surgira avec la naissance de l'Emmanuel (Lc 1.26).

       Pour ces pauvres, un Royaume merveilleux est promis, c'est le début des temps messianiques, le paradis perdu est alors retrouvé. Aussi, quand les armées envahissent la Galilée, le prophète annonce de loin la venue d'un Sauveur du monde qui vivra à Nazareth (Is 9,1). En 701, Isaïe annonce la libération du Peuple retranché à Jérusalem. Les troupes ennemies, conduites par l'Assyrien Sennachérib, sont obligées de rebrousser chemin, décimées par la peste.(Is 37,6 - 37.22)

       En ce temps de Carême, l'Église nous parle souvent du Prophète Isaïe qui annonce un Messie serviteur souffrant, dans le livre des consolations, et qui justifiera le monde par son sacrifice. (Is 42-49-50-53)

       Écoutons cette belle page qui sera lue au temps de la Passion et qui concerne Jésus : (Is 53,1-43)
«Qui a cru ce que nous entendions dire, et le bras du Seigneur, à qui s'est-il révélé ? Comme un surgeon, il a grandi devant lui, comme une racine en terre aride, sans beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et sans apparence qui nous eut séduit, objet de mépris, abandonné des hommes, homme de la douleur, familier de la souffrance, comme quelqu'un devant qui on se cache la face. Méprisé, nous n'en faisions aucun cas. Or ce sont nos souffrances qu'il portait, et nos douleurs dont il s'était chargé, et nous le prenions pour un lépreux frappé par Dieu, mais il a été broyé à cause de nos péchés et de nos iniquités. Le châtiment qui nous donne la paix a été sur lui. Pour avoir connu la souffrance, il sauvera des multitudes. Le juste, mon serviteur se chargea de leurs fautes, il portait en effet les fautes des multitudes et il intercédait pour les pécheurs».


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